AIX

Jeudi 24 janvier 2008

Le Ministère de l'Education Nationale a diffusé en ligne sur son site la liste des villes qui ont mis en place un "service minimum" pour la grève du 24 janvier. Notre bonne ville d'Aix-en-Provence y figure.
Or, rien n'a été organisé ! Contacté par téléphone, le Service Education de la Ville indique clairement avoir prévenu l'Inspection d'Académie il y a deux semaines que la ville ne mettrait pas en place ce service minimum. Cette information a été relayée aux médias, et, paraît-il, aux écoles  (rien vu venir chez nous... rien demandé non plus !).
Que penser donc de cette annonce ? Une "erreur", comme le suggère le Service Education ? Je vous laisse y réfléchir !

Pour les élèves de nos écoles, le "service minimum", ce serait sans aucun doute : que les enseignants "absents" soient remplacés (chez nous, 45,5 journées non remplacées depuis la rentrée de septembre), et que la directrice ou le directeur de l'école dispose de plus de temps de décharge pour assurer les multiples tâches qui grignotent le temps de classe.

Les "absences" des enseignants, ce ne sont pas seulement des arrêts maladie, pas si nombreux : il y a aussi les synthèses avec le Rased, la tenue des élections des parents d'élèves, les réunions piscine, les réunions de directeurs, les équipes éducatives, les équipes de suivi de scolarisation pour les élèves handicapés ou les élèves de CLIS, et j'en passe. 

Les équipes travaillent très souvent à l'heure du repas et le soir, justement pour éviter de faire manquer la classe aux élèves, mais cela n'est pas suffisant, et nous devons fréquemment mettre les élèves en répartition. Comment travailler avec une classe de 25 ou 26 élèves + 4 ou 5 ou 6 élèves répartis ? Où les asseoir ? Quel travail cohérent leur donner ? Et quand une ou deux classes sortent de l'école (piscine, stade, sortie cinéma...) ou travaillent avec un intervenant dans le cadre d'un projet, c'est la panique ! On passe à 10 ou 12 élèves en répartition... Impossible à tenir.  À quand une équipe de ZIL suffisante ?



Les tâches des directeurs d'école sont chronophages : rien que pour Base élèves, plus de 35 heures de travail, effectuées pendant mes vacances (l'équivalent du temps de décharge pendant 6 semaines...), sans compter les heures multiples pour recevoir les familles et les partenaires de l'école, rédiger les compte-rendus , les bilans et les "petites notes" pour l'IEN, la rédaction et la mise en place du PPMS, lire, trier, faire passer les informations aux collègues, et s'assurer que chacun en a pris connaissance, etc. 
Mais ça, c'est en dehors de la classe, bien sûr, le midi, le soir, le week-end, pendant les vacances. Le tout pour une petite prime ridicule.

Ce qui est exaspérant, ce sont les tâches qui empêchent la classe : les réunions (voir plus haut), pour lesquelles un grand nombre d'intervenants sont prévus et doivent coordonner leurs plannings (médecin scolaire, psy, rased, CMP, CMPP, référent ASH...), qui ne tombent que rarement sur l'une des deux demi-journées de décharge, les signatures des PAI avec la Mairie, les réponses "immédiatement tout de suite" à l'employé municipal pour la couleur des rideaux, le passage de la Commission de sécurité, du plombier, de l'électricien, du menuisier, du service des Bâtiments,le coup de fil impérieux et urgent, l'accueil des IEN, Conseillers pédagogiques (nous avons de la chance dans notre circo : les Conseillers pédagogiques connaissent bien notre charge de travail, et font des prouesses de diplomatie) ou IMF qui viennent voir les PE2 ou les T1, et bien entendu toutes les urgences imprévisibles (accidents, crises d'asthme, manifestations allergiques, insultes au portail ou au grillage, chute du plafond, invasion de scolopendres, odeurs nauséabondes d'origine inconnue, bruits de pas dans le plafond...). À quand une décharge digne de ce nom pour les directeurs ?



Oui, le "service minimum", ce serait le respect "minimum" dû aux élèves : leur assurer une scolarité cohérente !

Nat

Par GDID
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Texte Libre

 

GRIPPE A/H1N1 :

LA SITUATION DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE

 

Bonjour, collègues, et bonne rentrée…
Rentrée particulière en ces temps de pandémie. Et pandémie sur laquelle on a reçu de belles et bonnes instructions de notre administration.

Or, la réalité reste têtue : faute de matériels dans nos écoles, on sera bien en peine de mettre en œuvre les injonctions de notre mammouth favori…

 

Difficile de se laver les mains sans savon liquide, nuisible de le faire sans distributeurs de savon, inutile de se moucher dans moults mouchoirs en papier sans poubelles munies de couvercle, aberrant d’isoler un minot « symptomatique » sans masques et pour lui, et pour celles et ceux qui le surveilleraient dans l’attente de ses parents.

 

Or, en matière d’équipement des écoles, il semblerait que les différentes mairies du département ont des politiques très diverses, allant du meilleur au pire…

 

D’où ce petit questionnaire que l’on a proposé à toutes les écoles du département. Les réponses sont publiées sur ce blog du GDID 13, et réactualisées au fur et à mesure de vos infos.

Toutes ces réponses, tous vos envois permettent à chaque collègue de pouvoir comparer les différentes situations des écoles, et, au passage, de pouvoir solliciter sa commune avec des arguments de poids…

 

Merci d’avance à toutes celles et ceux qui ont pris trois minutes pour renseigner cette petite enquête…

 

Le GDID 13


PS Au passage, les commentaires sont possibles sur ce blog. N'hésitez pas à en laisser...

 

Re-PS Réponses anonymées ? Ben oui, le fameux (fumeux) devoir de réserve, ça existe, et notre mamouth favori a beau être lent à la détente, il ne manquerait pas de nous le rappeler. Pour autant, chaque élément de cette enquête est vrai, vérace et véridique et on peut le prouver sans problème...

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ET C'EST POUR QUI, LE G.D.I.D. ???

Pour qui le souhaite. A titre individuel, ou collectif (représentants de groupes ou d'associations constitués).
Seule restriction: être, avoir été ou compter devenir directrice ou directeur d'école.
Au-delà, syndiqués ou non, hommes ou femmes, jeunes blancs-becs ou vieillards chenus, chaque collègue est le bienvenu.

Nous : des directeurs et directrices d'école pas encore dégoûtés de notre métier. Nous avons à coeur de le défendre et envie de dénoncer les aberrations de notre fonction.

Nous : c'est vous aussi, si cela vous fait du bien de connaître l'opinion de vos collègues, si vous avez envie d'apporter votre pierre, si nous pouvons nous sentir moins isolés.


POUR NOUS REJOINDRE, RIEN DE PLUS SIMPLE, IL SUFFIT DE CLIQUER ICI
 
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